Algérie : l’interdiction du congrès du MDS et l’esprit de la justice !

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Communiqué d’information :

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Situation ubuesque vécue par les Algériens. Un parti politique agréé est interdit de tenir son congrès. La justice est interpellée, à moins qu’elle désire ignorer ce droit constitutionnel.

Il y a les vrais opposants et les faux opposants en Algérie.

Il y a ceux qu’on interdit de toutes expressions et ceux à qui on autorise la confection la déclassée parodie, jouée par des politiciens falsifiés, véreux et créés pour combler le vide.

Le MDS est un parti agréé, mais ne pouvant pas tenir son congrès.

Pour isoler, affaiblir et désorganiser cette « association politique » à la légalité établie, le principe même de la démocratie n’est pas respecté.

Pour ce cas, la constitution est aussi piétinée.

A se demander où sont les politiciens qui ont clôturé le mois de mars 2016 avec des shows médiatiques et presque scandaleux !

Aussi bien le FLN que les personnalités que les partis, dont certains sièges dans les assemblées, qui se sont réunis à Alger, ont inventé chez les Algériens le silence et l’hypocrisie…

Le Conseil national du MDS dénonce l’interdiction dont il est la victime de la par des pouvoirs publics. Résolution.

La wilaya d’Alger vient d’opposer un nouveau refus à la tenue du congrès du MDS les 30 avril et 1er mai 2016. Après un premier refus, une demande avait été introduite alors que notre mouvement n’avait reçu aucune réponse quand il a sollicité l’administration pour savoir quels documents il devait fournir.

Le motif invoqué dans ce nouveau refus est différent du précédent. Alors que l’administration avait prétexté une non-conformité du MDS à ses propres statuts, elle considère aujourd’hui qu’une crise agite le mouvement et que de ce fait elle ne peut lui délivrer d’autorisation pour tenir son congrès. Opposer au MDS une crise qui n’est qu’une vue de l’esprit est une expression supplémentaire de l’arbitraire du pouvoir.

C’est un comble, car une réunion organique comme le congrès est justement faite pour trancher d’éventuelles divergences. Face à l’illégitimité de l’argument, que l’administration reconnaît implicitement en refusant de préciser par écrit quelles pièces il faudrait fournir, le MDS a décidé de recourir aux moyens de justice pour se faire reconnaître son droit à tenir une activité interne.

Le pouvoir considère que c’est devant les tribunaux que les partis doivent se présenter lorsqu’ils rencontrent des entraves de la part de l’administration. Il paraît ainsi exiger une forme de reconnaissance qui lui reste cependant à acquérir en attestant de l’indépendance de la justice. Aux yeux de l’opinion, cette preuve n’a pas été donnée comme en témoigne la réaction de rejet face au retour de Chakib Khelil qui semble avoir échappé à toutes poursuites dans les scandales financiers.

Le pouvoir judiciarise les rapports politiques tandis que la situation des droits et libertés dans le pays demeure inquiétante. Les agressions racistes dont ont été victimes les migrants subsahariens à Béchar qui n’ont donné aucune réaction judiciaire, la poursuite devant les tribunaux des membres du Comité national de défense des droits des chômeurs dans plusieurs wilayas du pays, notamment à Tamanrasset et Oum El Bouaghi, enfin la condamnation du secrétaire général de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, sont autant de signaux qui viennent contredire les promesses de la nouvelle Constitution.

Ces contradictions ne désorientent plus ni ne démobilisent la société. La marche engagée par les enseignants contractuels montre la capacité des travailleurs en lutte à inventer de nouvelles formes de protestation qui trouvent le soutien de la société. Le MDS salue cet engagement social et démocratique. Il appelle dans le même mouvement à prendre en charge de manière responsable les défis de l’école, face aux attaques des islamo-conservateurs.

Le conseil national regarde en direction de cette nouvelle conscience qui se cristallise dans la société. Elle porte des possibilités d’accumulation inédites et, à terme, d’un changement radical. Notre mouvement appelle à amplifier les luttes et à faire des 18 et 20 avril prochains un moment de consécration dans la vie du caractère national et officiel de Tamazight et un prolongement des revendications sociales et démocratiques que symbolisent ces dates.

Alger, le 1er avril 2016
Le conseil national

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